
Fondée en 2023 et implantée à Paris, AndroMach est une startup aérospatiale qui conçoit et fabrique une nouvelle classe de véhicule : un drone hypersonique réutilisable, à la fois avion et fusée, capable de décoller et d'atterrir sur une piste d'aéroport.
AndroMach développe ENVOL, un drone de 4 mètres atteignant Mach 5 (soit 6 200 km/h, cinq fois la vitesse du son) et 200 km d'altitude, dédié à deux marchés portés par la même urgence : la recherche et la production en microgravité pour le civil, l'entraînement des défenses aériennes et la maîtrise de la Très Haute Atmosphère pour la défense.
Donner à la France et à l'Europe le premier moyen souverain d'intervenir de manière répétée, cadencée et économiquement viable dans la Très Haute Altitude, cette bande située entre 20 et 100 km qui n'est ni tout à fait le ciel, ni tout à fait l'espace, et qu'aucun système réutilisable ne dessert aujourd'hui.
- Une technologie déjà éprouvée : 21 allumages réussis et zéro défaillance lors des essais du moteur-fusée sur un site de la DGA Essais de Missiles, en décembre 2025
- Une validation institutionnelle rare à ce stade : faisabilité confirmée par l'Agence Spatiale Française (CNES) et l'ONERA, contrats de développement avec le CNES, accompagnement de Bpifrance, de l'ESA BIC, la Région Île-de-France et la DGA Essais de Missiles
- Une équipe soudée depuis huit ans : sept ingénieurs aérospatiaux qui développaient déjà ensemble des moteurs-fusées expérimentaux avant la création de la société
- Un positionnement dual : un même véhicule et une même chaîne industrielle pour deux marchés. Le civil finance la cadence, la défense apporte la valeur unitaire
- Les premières ventes sont engagées : des lettres d'intention sont signées pour les premiers vols avec l'ESA, le DLR (Institute of Aerospace Medecine, centre aérospatial allemand), le CNRS, SAB Aerospace, Fraunhofer et Space Pharma
- Une architecture avion-fusée, associant deux turboréacteurs du commerce à un moteur-fusée embarqué. Cette combinaison n'existe sur aucun autre vecteur opérationnel de cette taille. Elle supprime le pas de tir : infrastructure lourde, coûteuse et fixe et permet la réutilisation rendant les opérations économiquement viables
- Le moteur Banger, une propulsion fusée cryogénique réallumable en vol, cœur du système. Elle permet plusieurs poussées successives au cours d'une même mission, donc des trajectoires et des manœuvres inaccessibles à une fusée classique

AndroMach figure parmi les 100 start-up où investir en 2026 selon le magazine Challenges
Deux marchés distincts vivent aujourd'hui la même urgence : l'orbite basse s'industrialise, les menaces aériennes évoluent plus vite que les réponses. Dans les deux cas, la France n'a pas encore de réponse souveraine.
L'orbite basse s'industrialise. Plus de 150 entreprises, dans la pharmaceutique, la biotechnologie, les matériaux ou l'agriculture, s'y engagent pour développer des services en orbite : production en microgravité (c'est-à-dire en l'absence de pesanteur), mais aussi fabrication, assemblage, ravitaillement ou maintenance de satellites. Vingt milliards de dollars d'investissements y sont déjà engagés.
Toutes se heurtent au même mur : avant de déployer une technologie en orbite, il faut la qualifier. Les essais au sol ne reproduisent ni l'apesanteur, ni les conditions réelles de l'environnement spatial, et un vol de qualification coûte plusieurs millions d'euros pour 18 à 24 mois d'attente et un emport partagé.
ENVOL leur donne un accès direct : plusieurs minutes de microgravité de haute qualité et un passage en environnement spatial représentatif, pour un coût et un délai sans commune mesure, avec un matériel qui revient au sol après chaque vol et peut être réutilisé, analysé et envoyé à nouveau.
En juin 2025, le Ministère des Armées a publié une stratégie dédiée à la Très Haute Altitude, structurée autour de trois piliers : détecter, opérer, intercepter. Les drones d'attaque low-cost, dont les conflits récents ont montré la capacité à saturer n'importe quel dispositif de défense, ont triplé en 18 mois leur altitude et leur vitesse. Dans le même temps, l'OTAN et ses alliés engagent 600 milliards de dollars de réarmement en 2026 : les budgets sont votés, les appels d'offres ouverts. Les solutions souveraines, elles, manquent encore.
Pour entraîner leurs forces face à ces menaces et qualifier leurs systèmes, les armées alliées ont besoin de cibles rapides, manœuvrantes et réutilisables. Cette catégorie de vecteurs n'existe pas sous forme souveraine en Europe. C'est le débouché défense qu'AndroMach adresse en premier, et le seul sur lequel l'entreprise communique publiquement à ce stade.
Les trois piliers de cette stratégie, eux, ne s'arrêtent pas au premier. Un vecteur souverain, volant à Mach 5, capable de manœuvrer, jusqu’à 200 km, de rallumer son moteur en vol et de rentrer se poser ouvre d'autres perspectives. Des développements sont en cours, leur nature ne peut pas faire l'objet d'une communication publique à ce stade. Le lecteur attentif aura compris les enjeux capacitaires auxquels ils répondent.

ENVOL décolle sur une piste standard grâce à ses turboréacteurs, allume son moteur-fusée et atteint en quelques minutes Mach 5 (cinq fois la vitesse du son) et 200 km d'altitude, soit deux fois la frontière de l'espace. Le moteur s'éteint en cours de montée : le véhicule poursuit sur son inertie et entre en apesanteur pendant plusieurs minutes, la fenêtre utile pour la recherche et la qualification. Il redescend ensuite en planant grâce à ses ailes, sans consommer de carburant, et se pose sur sa piste de départ avec ses charges utiles intactes. Moins de six heures plus tard, il est prêt à repartir.
Cette architecture donne à ENVOL des capacités sans équivalent pour vendre un service de vols aux clients civils et vendre ENVOL à l’unité côté défense :
- 3x moins cher qu'une fusée-sonde côté civil, et que le plus proche équivalent américain côté défense
- 12x plus de microgravité consécutive qu'un vol parabolique, à une qualité que seul un passage au-delà de 100 km permet d'atteindre
- Un seul client par vol, pour un délai qui se compte en semaines et non en années
- Réutilisable et agnostique du site de départ : le vecteur revient se poser et repart depuis n'importe quelle piste

Schéma : les 7 phases de vol d'ENVOL
AndroMach n'en est pas au stade de l'idée : les jalons les plus critiques du programme sont derrière elle.

Campagne d'essais du moteur-fusée sur le site de la DGA Essais de Missiles, décembre 2025
- Le moteur fonctionne. En décembre 2025, sur un site de la DGA Essais de Missiles, le centre d'essais officiel de l'armée française, AndroMach a mené une campagne complète de tests à feu : 21 allumages réussis, aucune défaillance, près de 7 minutes de combustion cumulée, tous les objectifs remplis, dans le cadre d'un contrat de développement avec le CNES
- La faisabilité est validée. Le CNES, l'agence spatiale française, et l'ONERA ont formellement confirmé la faisabilité technique de l'architecture ENVOL. Le CNES est aujourd'hui partenaire institutionnel actif du programme
- La technologie est protégée. Un brevet couvrant une tuyère adaptative, qui augmente l'efficacité de la propulsion, est délivré en France ; l'extension européenne (EP20845574) est en cours d'examen. D'autres dépôts sont en préparation
Au-delà du résultat technique, ces jalons illustrent la forte capacité d’exécution de l’équipe : avec des moyens ciblés et un temps contraint, elle transforme rapidement les ressources en résultats.
Présentation d’AndroMach et des essais du moteur fusée
AndroMach lève 800 000 € (dont 100 000 € déjà sécurisés auprès de réseaux de Business Angels), pour financer le passage de la technologie éprouvée au premier vol avec client pilote, prévu fin 2027. Cette levée est déjà soutenue par des investisseurs professionnels du secteur : les réseaux Aerospace Angels et Synergence ont d'ores et déjà engagé leur participation. Les fonds seront affectés à trois priorités :
- Structurer l'équipe (61 %) : recrutement d'un CTO, d'un profil business, d'un profil communication et de trois ingénieurs, pour passer d'un collectif fondateur à une équipe de pré-industrialisation
- Construire le prototype XP1 (23 %) : matériel de R&D nécessaire à la fabrication du premier véhicule volant et à la préparation du premier vol avec client pilote
- Soutenir les opérations (16 %) : bureaux, logiciels et frais de fonctionnement sur la durée du programme
Ce jalon ouvre la porte aux premières ventes défense, attendues en 2027, et aux premiers contrats suborbitaux civils. C'est sur cette base que sera levée la Série A prévue en 2028.
Investir dans AndroMach, c'est soutenir une entreprise française dont la brique la plus critique, le moteur-fusée, est déjà validée sur site militaire, et dont les premières lettres d'intention sont signées avec les grands acteurs européens de la recherche spatiale.
C'est se positionner sur deux marchés portés par la même urgence : l'industrialisation de l'orbite basse d'un côté, le réarmement européen et la maîtrise de la Très Haute Atmosphère de l'autre. Le tout dans une dynamique déjà validée par des investisseurs professionnels et par les institutions de référence, et avant l'étape de revalorisation que constituera la Série A.
Au-delà de ces investisseurs, AndroMach ouvre une partie de son développement à un financement collaboratif, transparent et accessible, via la plateforme SouvTech Invest : l'occasion pour un public plus large de participer à la construction d'une capacité souveraine dans une zone que la France ne maîtrise pas encore.
AndroMach est prête à franchir un nouveau cap et ouvre son capital à celles et ceux qui souhaitent devenir acteurs de cette dynamique stratégique.
Les sept co-fondateurs d'AndroMach, tous ingénieurs aérospatiaux, développaient déjà ensemble des moteurs-fusées expérimentaux quatre ans avant de créer la société, au sein de l'Innovative Propulsion Laboratory (IPL) créé en 2019. AndroMach naît en 2023 au Salon du Bourget, où l’équipe arrive finaliste du concours du CNES « Lance le Futur ». La même année, ils rejoignent le programme BLAST de Starburst Aerospace, puis Agoranov, l’un des incubateurs Deeptech les plus reconnus en France, qui a accompagné plusieurs success stories technologiques françaises comme Doctolib ou encore Preligens.
Autour des dirigeants présentés ci-après, cinq ingénieurs passés par le CNES, ArianeGroup et par d'autres entreprises aérospatiales et industrielles : Simon Allardet (propulsion), Hippolyte Mallevays (aérodynamique), Elwin Silvestri (structure), Antoine Hureau (systèmes embarqués) et Julien Simon (sécurité en vol).
Ils s'appuient sur quatre advisors : Pascal Pempie, ancien directeur de la qualité au CNES et expert en propulsion fusée ; Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au CNRS Orléans et expert mondial de la micropesanteur ; Christophe Verbaere, COO de NS Partners, ex-CNES (expert en management des risques) ; André Gorius, expert en évaluation d'entreprises et d'actifs intangibles.

SENON Julien
IPSA / University of Limerick, ex ArianeGroup et startup du NewSpace, fondateur de l'IPL.
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VERJUS Hugo
IPSA / University of Limerick, ex ArianeGroup et PME industrielle, cofondateur de l'IPL.
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