Plateforme d'investissement en ligne

FAQ – Investir en ligne avec Les Entreprêteurs

Le guide de l'investisseur de notre plateforme d'investissement en ligne. Tout ce qu'il faut savoir avant d'investir : notre statut, votre profil d'investisseur, la sélection et la notation des projets, les frais, les risques et la fiscalité. Ces informations sont accessibles librement, sans inscription, et sont identiques pour tous les investisseurs.

Dernière mise à jour : 2026 PSFP agréé AMF n° FP-2023-28

Informations réglementaires essentielles

À lire avant tout investissement – Règlement (UE) 2020/1503 relatif aux prestataires de services de financement participatif

Un prestataire agréé

Les Entreprêteurs est prestataire de services de financement participatif (PSFP), agréé par l'AMF sous le n° FP-2023-28 et inscrit au registre des PSFP tenu par l'ESMA.

Risque de perte en capital

Investir dans des projets de financement participatif comporte un risque de perte totale ou partielle du capital et un risque d'illiquidité. N'investissez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre et diversifiez.

Pas de garantie des dépôts

Nos services ne sont pas couverts par le système de garantie des dépôts (directive 2014/49/UE). Les titres acquis ne sont pas couverts par le système d'indemnisation des investisseurs (directive 97/9/CE).

Une fiche d'informations clés par offre

Chaque projet dispose d'une fiche d'informations clés sur l'investissement (FICI). Elle n'a été ni vérifiée ni approuvée par l'AMF ou l'ESMA. En savoir plus

Des notes fondées sur des comptes non audités

Les notes A+ à D attribuées aux prêts reposent en grande partie sur des comptes non certifiés par un commissaire aux comptes. Elles ne garantissent pas le remboursement. Lire la méthode

4 jours pour changer d'avis

Investisseur non averti, vous disposez d'un délai de réflexion de 4 jours calendaires pour révoquer votre investissement, sans frais ni justification. Votre profil

Comprendre le financement participatif

Crowdfunding, crowdlending, crowdequity : les bases
Quelle est la différence entre le crowdfunding et le crowdlending ?

Le financement participatif ou crowdfunding se traduit littéralement par « financement par la foule » : il fait appel à un grand nombre de personnes pour financer un projet, via des plateformes en ligne.

Le crowdfunding peut prendre trois formes :

  • le don, avec ou sans contrepartie matérielle ;
  • le prêt : c'est le crowdlending ;
  • la participation au capital d'entreprises non cotées : c'est le crowdequity.

Depuis avril 2016, Les Entreprêteurs finance des projets sous forme de dette (prêts, obligations, titres participatifs) et de capital (actions).

Le crowdfunding par le don finance surtout des projets artistiques ou associatifs : les participants donnent à fonds perdus ou contre une récompense.

Le crowdlending permet d'investir dans des entreprises sous forme de dette (prêts rémunérés ou obligations). L'investisseur perçoit en général des remboursements périodiques en capital et intérêts, sauf pour les opérations in fine, où le remboursement du capital (et parfois des intérêts) est différé à l'échéance.

Le crowdequity permet d'investir au capital d'entreprises sous forme d'actions. La durée de détention est souvent longue : au moins 5 ans pour bénéficier des avantages fiscaux lorsque l'entreprise y est éligible.

Quel est le statut des Entreprêteurs ?

Les Entreprêteurs (SAS au capital de 200 000 €, RCS Paris 805 291 317) est agréée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) en qualité de prestataire de services de financement participatif (PSFP) sous le numéro FP-2023-28, en application du règlement (UE) 2020/1503. Elle figure à ce titre au registre des PSFP tenu par l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).

Son activité est couverte en responsabilité civile professionnelle par MMA (police n° 148 957 279). Les fonds des investisseurs sont détenus sur des comptes de paiement ouverts auprès de Lemonway, établissement de paiement agréé, dont Les Entreprêteurs est agent.

Comment fonctionne une plateforme de financement participatif ?
  1. Dépôt du dossier. L'entreprise qui souhaite se financer dépose sur la plateforme ses informations financières et comptables et présente son projet.
  2. Analyse. Nos analystes financiers étudient l'ensemble des données de l'entreprise. Le projet est présenté à un comité de sélection interne. En cas d'accord, la plateforme fixe un objectif de collecte, un seuil de succès et, pour un financement en dette, une durée et un taux d'intérêt. Le taux découle de la note attribuée au projet (voir notre méthode de notation) ; la plage cible est de 6 à 12 % par an (taux nominal brut, avant fiscalité, qui n'est pas garanti en cas de défaut).
  3. Collecte. Après accord de l'entreprise, le projet est publié sur la plateforme, avec sa fiche d'informations clés (FICI), et les investisseurs peuvent souscrire pendant la durée de la collecte. Si l'objectif est atteint avant la date de fin, la collecte est close.
  4. Déblocage ou remboursement. À la fin de la collecte, si l'objectif ou le seuil de succès (souvent 60 à 80 % de l'objectif) est atteint, les fonds sont débloqués au profit de l'entreprise, après expiration du délai de réflexion des investisseurs non avertis. Sinon, les sommes réservées sont de nouveau disponibles sur le compte des investisseurs.
Pourquoi les entreprises se financent-elles auprès de la communauté de la plateforme ?

Les entreprises qui font appel à nous recherchent des solutions complémentaires aux financements bancaires traditionnels. Au-delà de l'intermédiation, nous les accompagnons dans la description de leurs besoins pour faciliter l'échange avec notre communauté d'investisseurs. Certaines proposent des offres spéciales (réductions sur leurs produits ou services), qui restent accessoires au financement.

À l'issue de la collecte, nous remettons au chef d'entreprise un rapport de fin de collecte lui permettant d'apprécier les effets de son opération.

Instruments financiers et analyse financière

Prêts, obligations, titres participatifs, actions et notions clés
Quels sont les instruments d'investissement proposés par la plateforme ?

Notre agrément nous permet de proposer plusieurs instruments. Selon le projet, vous pouvez investir par l'intermédiaire :

  • de contrats de prêt ;
  • d'obligations simples ou convertibles en actions ;
  • de titres participatifs ;
  • d'actions ordinaires ou de préférence.

Les risques propres à chaque instrument sont présentés dans la rubrique Risques et garanties.

Qu'est-ce qu'un prêt rémunéré (crowdlending) ?

Un contrat de prêt est un acte de créance par lequel un investisseur met à la disposition d'un emprunteur une somme d'argent, le « capital », que celui-ci est tenu de rembourser avec des intérêts.

Les intérêts, à taux fixe, sont versés périodiquement (mensuellement, trimestriellement, semestriellement ou annuellement). Le capital est remboursé soit progressivement par échéances constantes, soit in fine, à la date d'échéance du prêt.

Qu'est-ce qu'une obligation ?

Une obligation est une valeur mobilière qui représente une créance sur son émetteur, l'entreprise. Son porteur est appelé créancier obligataire. Les éléments suivants sont fixés lors de l'émission :

  • la date d'échéance (maturité) ;
  • la devise d'émission ;
  • le taux d'intérêt et son mode de calcul : fixe, variable, voire nul ;
  • la périodicité des versements d'intérêts (coupons), généralement annuelle ;
  • la valeur nominale, ou valeur faciale, sur laquelle sont calculés les intérêts ;
  • le mode de remboursement : in fine ou par tranches (les obligations perpétuelles ne sont pas proposées en financement participatif) ;
  • le prix de remboursement, exprimé en pourcentage de la valeur nominale.

Une obligation peut être assortie d'options, comme le remboursement anticipé ou la conversion en actions (obligation convertible).

Qu'est-ce qu'une obligation convertible en actions (OCA) ?

Une OCA a les mêmes caractéristiques qu'une obligation simple, mais elle peut être convertie en actions. Elle peut aussi prévoir un intérêt complémentaire en cas de non-conversion, appelé « prime de non-conversion ».

Le nombre d'actions obtenu par obligation convertie (ratio de conversion) est fixé à l'émission. La conversion est généralement à la discrétion de l'obligataire. L'option peut être de type « européen » (exerçable seulement à l'échéance), « américain » (exerçable à tout moment) ou mixte (plusieurs dates ou conditions prévues au contrat d'émission).

Quelles sociétés peuvent émettre des obligations ?

Seules les sociétés par actions ayant établi deux bilans régulièrement approuvés par leurs actionnaires ou associés peuvent émettre des obligations. À défaut, elles doivent faire vérifier leur actif et leur passif par un commissaire désigné à l'unanimité des associés ou, à défaut, par décision de justice. Son rapport est déposé au greffe du tribunal de commerce et mis à disposition des associés au siège social. Le capital social de l'émetteur doit par ailleurs être entièrement libéré. Il n'existe pas de restriction quant aux personnes pouvant détenir des obligations.

Que doit contenir un contrat d'émission d'obligations ?

L'organe compétent (conseil d'administration, directoire, assemblée générale extraordinaire, président ou gérant) fixe les conditions de l'émission dans un contrat qui lie la société et les souscripteurs. Il prévoit principalement :

  • les modalités d'émission et de souscription (nombre d'obligations, prix unitaire, période de souscription, modalités de libération) ;
  • les caractéristiques de l'emprunt (prix d'émission, valeur nominale) ;
  • pour des OCA, les conditions de conversion et les stipulations protégeant les droits des obligataires.

Pourquoi les entreprises émettent-elles des OCA ?

Pour les jeunes sociétés à fort potentiel, l'OCA attire des investisseurs en combinant des revenus réguliers et un potentiel de plus-value en cas de conversion. Elle réduit aussi le coût de l'emprunt : grâce à l'option, le taux est généralement inférieur à celui d'une obligation simple, la différence correspondant à la valeur estimée de l'option.

En contrepartie, si l'option n'est pas exercée, l'entreprise doit rémunérer ses créanciers selon l'échéancier prévu, ce qui pèse sur une société pas encore rentable. Si la valeur de l'entreprise augmente, les porteurs convertiront au prix fixé à l'émission, inférieur à la valeur du moment. Enfin, la conversion a un effet dilutif pour les actionnaires existants.

Quels sont les avantages de l'OCA pour son détenteur ?

L'OCA offre de la flexibilité : une certaine sécurité de revenus (coupons, puis remboursement à l'échéance) ou la possibilité de devenir actionnaire en cas de conversion.

Quels sont les cas possibles pour les détenteurs d'OCA ?

Les conditions de conversion dépendent toujours du contrat d'émission :

  • Conversion par le détenteur : l'entreprise surperforme et la valeur de l'action dépasse celle de l'obligation. Si les conditions sont réunies (valorisation fiable, possibilité de revente…), le détenteur a intérêt à convertir.
  • Non-conversion : l'entreprise sous-performe. Le détenteur conserve ses obligations et perçoit les intérêts prévus.
  • Conversion forcée par l'émetteur : si le contrat le prévoit, les détenteurs choisissent entre la conversion et le remboursement en numéraire.
  • Remboursement anticipé sur seuil : plutôt pour les sociétés cotées, le remboursement anticipé peut être déclenché si le cours de l'action atteint un niveau fixé à l'émission, ce qui limite les pertes d'opportunité de l'émetteur.
Qu'est-ce qu'un titre participatif ?

Le titre participatif est une valeur mobilière qui n'octroie ni droit de vote ni part dans le capital. Il permet de renforcer les fonds propres sans modifier la composition du capital de l'émetteur.

Il est surtout utilisé par les coopératives (SCOP, SCIC) pour financer des projets de croissance. Il donne droit à une rémunération fixe et à une rémunération variable, indexée sur un indicateur propre à l'émetteur (résultat d'exploitation, capacité d'autofinancement…).

Qu'est-ce qu'une action ?

Une action est un titre de participation au capital d'une société. Elle confère :

  • un droit aux dividendes versés ;
  • un droit à l'information ;
  • un droit de vote ;
  • un droit sur l'actif social.

Qu'est-ce qu'une action de préférence ?

Une action de préférence est assortie de droits particuliers, temporaires ou permanents, définis dans les statuts : aménagement des droits de vote, dividende prioritaire, information renforcée, etc.

Quelles sont les méthodes d'évaluation des actions ?

Pour fixer le prix d'une action, il faut valoriser la société. Aucune méthode n'est parfaite ; certaines sont plus adaptées selon le secteur et la maturité de l'entreprise. Dans la pratique, plusieurs méthodes sont combinées. Pour chaque émission d'actions, la plateforme vérifie la cohérence de la valorisation retenue à l'aide d'une fiche de valorisation interne.

  • Méthode des comparables : la société est comparée à un échantillon d'entreprises similaires (« peer group » : même activité, taille, croissance, zone géographique) à l'aide de ratios (EV/EBITDA, EV/EBIT, P/E, P/B). Simple à mettre en œuvre, elle est limitée par la difficulté d'obtenir des données sur des sociétés non cotées ; on utilise alors des ratios « transactionnels » tirés de levées de fonds récentes.
  • Méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF) : les flux de trésorerie libres futurs sont actualisés, généralement au coût moyen pondéré du capital (WACC), sur un horizon de 3 à 5 ans. Adaptée aux sociétés à fort potentiel de croissance, elle est très sensible aux hypothèses retenues.
  • Méthode patrimoniale ou additive : les actifs sont réévalués à leur valeur économique (valeur de marché, valeur liquidative ou valeur d'usage), puis le passif exigible réévalué est déduit. Elle convient aux entreprises à forte intensité capitalistique ou détenant surtout des actifs immobiliers.
Qu'est-ce que l'excédent brut d'exploitation (EBE) ?

L'EBE exprime la capacité d'une entreprise à générer de la trésorerie par sa seule exploitation, indépendamment de sa politique de financement, de sa politique d'amortissement et des événements exceptionnels. Il permet de juger la performance opérationnelle : c'est la ressource qui sert à maintenir et développer l'outil de production et à rémunérer les capitaux engagés.

Comment interpréter le résultat d'exploitation et le résultat net ?

Le résultat d'exploitation mesure la performance de l'entreprise hors résultat financier (dont les charges financières) et hors résultat exceptionnel (dont les plus-values de cession d'actifs).

Le résultat net est la somme du résultat d'exploitation, du résultat financier, du résultat exceptionnel, diminuée de l'impôt. Positif, il traduit un bénéfice ; négatif, une perte.

Qu'est-ce que l'actif immobilisé ?

L'actif immobilisé regroupe les biens destinés à rester durablement dans l'entreprise : son outil de travail, la partie la moins liquide du bilan. Une part importante d'immobilisations signale des besoins d'investissement élevés.

D'importantes immobilisations financières caractérisent souvent une société-mère. Lorsqu'un groupe compte plusieurs filiales, seul un bilan consolidé donne une vision fidèle de son patrimoine.

Comment interpréter le besoin en fonds de roulement (BFR) ?

Le BFR représente les besoins de financement à court terme nés du décalage entre encaissements et décaissements. De façon simplifiée : BFR = stocks + créances clients − dettes fournisseurs.

Un BFR négatif constitue une ressource pour l'entreprise. C'est souvent le cas de la grande distribution, qui encaisse ses ventes au comptant et paie ses fournisseurs à terme.

Y a-t-il un niveau d'endettement net à ne pas dépasser ?

L'endettement net correspond aux dettes financières diminuées de la trésorerie (disponibilités et placements liquides). Rapporté aux capitaux propres, il donne le taux d'endettement (endettement net / capitaux propres), qui mesure la dépendance de l'entreprise aux financements externes. Pour une société opérationnelle, ce ratio devrait idéalement rester inférieur à 100 %.

Votre profil : investisseur averti ou non averti

Les protections prévues par le règlement (UE) 2020/1503 (articles 21 et 22, annexe II)

Par défaut, tout investisseur est considéré comme non averti et bénéficie de l'ensemble des protections suivantes. Elles visent à vous assurer que vous comprenez les risques avant d'investir ; elles ne vous empêchent pas d'investir.

1. Test de connaissances

Avant votre premier investissement, un questionnaire vérifie votre compréhension des risques, des instruments et du fonctionnement de la plateforme. Il est renouvelé tous les deux ans.

2. Simulation de pertes

Nous simulons votre capacité à supporter des pertes, égale à 10 % de votre patrimoine net, calculée à partir de vos revenus, actifs et engagements déclarés.

3. Avertissement et accord exprès

Si vous investissez dans un projet plus que le montant le plus élevé entre 1 000 € et 5 % de votre patrimoine net, vous recevez un avertissement spécifique et confirmez l'avoir compris.

4. Délai de réflexion

Vous disposez de 4 jours calendaires après chaque offre d'investissement pour la révoquer, sans justification ni pénalité.

Résultat insuffisant au test de connaissances ?

Vous pouvez tout de même investir. Vous recevez alors un avertissement indiquant que les services proposés pourraient ne pas vous convenir, et vous devez confirmer que vous en avez pris connaissance.

Devenir investisseur averti

Vous pouvez demander le statut d'investisseur averti si vous remplissez les critères de l'annexe II du règlement (UE) 2020/1503.

Personne physique – au moins deux des trois critères :

  • revenu brut d'au moins 60 000 € par an, ou portefeuille d'instruments financiers (dépôts compris) supérieur à 100 000 € ;
  • expérience professionnelle d'au moins un an dans le secteur financier, à un poste en lien avec ces investissements ;
  • au moins 10 transactions de taille significative par trimestre sur les quatre derniers trimestres.

Personne morale – au moins un des critères :

  • fonds propres d'au moins 100 000 € ;
  • chiffre d'affaires net d'au moins 2 000 000 € ;
  • total de bilan d'au moins 1 000 000 €.

Comment fonctionne la demande ?

  1. Vous faites la demande depuis « Mon profil » › « Mon questionnaire de connaissance client », en joignant les justificatifs.
  2. La plateforme vérifie les critères et vous informe de sa décision.
  3. Le statut d'investisseur averti supprime le test de connaissances, les avertissements et le délai de réflexion : vous renoncez donc à ces protections.
  4. Le statut est réexaminé tous les deux ans. Vous pouvez y renoncer à tout moment pour redevenir investisseur non averti.

Questions fréquentes sur le questionnaire

Pourquoi la plateforme me demande-t-elle autant d'informations ?

Ces informations sont recueillies dans votre intérêt, comme l'exige le règlement européen : elles permettent de déterminer si vous êtes investisseur averti ou non averti, de vérifier vos connaissances et de simuler votre capacité à supporter des pertes.

Comment dois-je y répondre ?

Des réponses complètes et sincères sont indispensables. Sans réponse ou en cas de réponse incomplète, la plateforme ne peut pas évaluer correctement votre situation ni vous adresser les avertissements adaptés.

Que faire si des questions me semblent ambiguës ?

Contactez-nous pour toute question dont la formulation, la portée ou les conséquences vous semblent peu claires. En cas d'incohérence dans vos réponses, nous vous aiderons à les revoir.

Quel est le résultat du questionnaire ?

Chaque question est associée à une notation. Le résultat indique si vos connaissances sont suffisantes au regard des investissements proposés. Il ne bloque pas l'investissement : un résultat insuffisant déclenche un avertissement, que vous devez confirmer avoir lu. Le test est renouvelé tous les deux ans.

S'inscrire et alimenter son compte

Pièces justificatives, profil, dépôts et retraits
Comment se déroule la vérification de mon identité à l'inscription ?

Pour un particulier, aucun document n'est à télécharger. La vérification de votre identité (KYC) se fait en ligne, en quelques minutes, par reconnaissance faciale à l'aide de la caméra de votre ordinateur ou de votre smartphone.

  1. Préparez votre pièce d'identité en cours de validité : carte nationale d'identité, passeport, titre de séjour ou permis de conduire biométrique.
  2. Présentez-la devant la caméra lorsque le parcours vous le demande.
  3. Prenez un selfie vidéo : votre visage est comparé à la photo de votre pièce d'identité.
  4. Renseignez vos coordonnées bancaires (IBAN), qui serviront aux retraits vers votre compte bancaire.

Cette vérification est nécessaire pour alimenter votre compte, investir et retirer vos fonds. Pour un bon déroulement, placez-vous dans un endroit bien éclairé et autorisez l'accès à la caméra dans votre navigateur.

Personne morale

Le parcours est le même : la personne qui inscrit la société (le déclarant) vérifie son identité par reconnaissance faciale et selfie vidéo. Nous vous demandons ensuite les informations et documents de la société :

  • l'extrait Kbis ;
  • l'extrait du registre des bénéficiaires effectifs ;
  • les statuts.
Comment puis-je modifier mes informations personnelles ?

Depuis votre tableau de bord, onglet « Mon profil ». Si vous déménagez à l'étranger, remplissez l'attestation de non-résidence fiscale dans l'onglet « Ma fiscalité ». Vous pouvez enregistrer plusieurs comptes bancaires dans la rubrique « Mes informations bancaires ».

Comment la plateforme traite-t-elle les données que je communique ?

Vos données personnelles sont traitées conformément à la réglementation sur la protection des données. Le délégué à la protection des données peut être contacté à l'adresse contact@lesentrepreteurs.com.

Les destinataires de ces données sont, dans la limite de leurs attributions, les personnels de la plateforme, ses prestataires et sous-traitants. L'information complète, dont vos droits et leurs modalités d'exercice, figure dans notre politique de protection des données personnelles.

Est-il possible de modifier mon mot de passe ?

Oui, à tout moment, depuis « Mon profil » puis « Mes paramètres ».

Quel montant puis-je déposer sur mon compte ?

Aucun dépôt n'est possible tant que la vérification de votre identité n'est pas terminée. Une fois ce contrôle effectué, il n'y a plus de limite de dépôt.

Comment puis-je alimenter mon compte ?

Depuis la rubrique « Ajouter / Retirer de l'argent » de votre tableau de bord :

ModePlafondDélai de crédit
Carte bancaire5 000 € par opérationImmédiat
VirementAucunEnviron 2 jours ouvrés
PrélèvementAucunEnviron 4 jours ouvrés

Tous les comptes disposent d'un IBAN à votre nom. Pour un virement, il suffit de renseigner ces coordonnées comme bénéficiaire depuis votre banque.

Comment retirer tout ou partie de l'argent disponible ?

Dans la rubrique « Ajouter / Retirer de l'argent » de votre tableau de bord : saisissez le montant et votre mot de passe pour le virer vers votre compte bancaire personnel.

Comment nous sélectionnons les projets

Critères d'éligibilité et étapes d'analyse, identiques quel que soit le canal de dépôt du dossier

Financement en dette

Prêts, obligations simples, titres participatifs

  • chiffre d'affaires d'au moins 150 000 € sur le dernier exercice clos ou sur les 12 derniers mois de déclarations de TVA ;
  • excédent brut d'exploitation positif sur les derniers comptes disponibles (de moins de 18 mois) ;
  • au moins un exercice clos ;
  • modèle économique rentable et résilient, avec des flux de trésorerie récurrents.

Dérogations possibles : création d'entreprise, holding de reprise, promotion immobilière et marchand de biens, certaines professions libérales exercées à titre personnel.

Financement en capital

Actions ordinaires ou de préférence, obligations convertibles

  • capital entièrement libéré ;
  • au moins un exercice clos, sauf financement via une holding ou une filiale nouvellement créée ;
  • entreprise mature ou en transmission : mêmes contrôles de capacité de remboursement (EBE) que pour la dette lorsque le montage comporte de la dette ;
  • entreprise innovante ou en forte croissance : analyse au cas par cas de l'équipe dirigeante, de la valeur ajoutée et du positionnement concurrentiel, des fonds propres et comptes courants d'associés.
Implication des dirigeants

Le financement participatif accélère la croissance d'une entreprise existante. Il suppose l'implication totale, opérationnelle et financière, des dirigeants et membres clés, qui doivent démontrer leur capacité d'adaptation.

Quel est le processus de sélection ?
  1. Dépôt de la demande. L'entreprise dépose son dossier en ligne (« S'inscrire » puis « Déposer un dossier ») ou via un intermédiaire. Les critères d'éligibilité sont les mêmes dans les deux cas.
  2. Présélection. Le numéro SIREN permet de récupérer automatiquement les informations financières publiques de l'entreprise. Pour un financement en dette, la plateforme vérifie le chiffre d'affaires et le caractère positif de l'EBE. Pour un financement en capital, le SIREN ne constitue pas une étape de présélection.
  3. Analyse financière. L'entreprise transmet les pièces demandées (liasses fiscales des trois derniers exercices, prévisionnel de trésorerie, relevés bancaires, attestations fiscales et sociales, etc.). Un analyste financier échange avec le dirigeant pour comprendre son secteur, son besoin et les conditions de réussite de l'opération. La plateforme vérifie l'honorabilité des dirigeants (absence de condamnation, notamment en matière commerciale, de faillite, de blanchiment ou de fraude), leur capacité professionnelle, et que le porteur de projet n'est pas établi dans un pays ou territoire non coopératif. Un second analyste contrôle le travail d'analyse.
  4. Comité de sélection interne. Composé d'au moins trois analystes financiers, il examine le dossier, attribue la note du projet (voir méthode de notation) et décide de le financer ou non, à la majorité simple (unanimité dans certains cas de conflit d'intérêts). Aucun projet n'est mis en ligne sans son accord. Pour une demande en dette, la décision intervient dans un délai indicatif de 72 heures une fois toutes les pièces reçues ; pour une demande en capital, dans un délai de 30 jours. La phase d'analyse complète dure généralement 2 à 4 semaines.
  5. Offre de financement. Après les vérifications complémentaires, une offre est adressée à l'entreprise, qui la signe électroniquement.
  6. Lancement de la collecte. La page projet et la fiche d'informations clés sont finalisées, relues par un superviseur, puis le projet est mis en ligne.

Notre méthode de notation des projets (scoring)

Prêts et obligations simples – description publiée en application de l'article 19 du règlement (UE) 2020/1503

Chaque projet financé en prêt ou en obligations simples reçoit une note de A+ à D, calculée sur 100 points. Cette note résume l'analyse de la plateforme et sert à fixer le taux d'intérêt proposé, à partir d'une grille de taux interne revue périodiquement. Plus le nombre de points est élevé, plus le projet est jugé favorable.

Important : la note repose en grande partie sur des comptes non audités

Les données financières utilisées (liasses fiscales, bilans, comptes de résultat, déclarations de TVA, informations publiques liées au SIREN, prévisionnels) sont transmises par le porteur de projet ou issues de bases publiques. Dans la plupart des cas, elles n'ont pas été certifiées par un commissaire aux comptes. La plateforme contrôle leur cohérence mais ne peut pas garantir leur exactitude. Lorsque les comptes d'un projet ont été audités, la fiche d'informations clés et la page du projet l'indiquent.

Ce que la note n'est pas

La note n'est ni une probabilité de défaut, ni une notation d'agence, ni un conseil en investissement. La note combine des critères de risque et le rendement offert : une note élevée ne signifie pas l'absence de risque. Les taux de défaut constatés par note sont publiés sur la page Indicateurs de performance.

L'échelle de notation

A+90 à 100 pts
A75 à 89 pts
B60 à 74 pts
C45 à 59 pts
D0 à 44 pts

Les cinq critères et leur poids

40 ptsNiveau de sécurisationMixte
25 ptsTypologie de projetFixe
20 ptsDurée du financementFixe
15 ptsTaux de rendementFixe
±10 ptsAvis du comité de sélectionDiscrétionnaire

Fixe calculé automatiquement par notre système selon des grilles identiques pour tous les projets · Mixte moitié grille fixe, moitié appréciation de l'analyste · Discrétionnaire ajustement par le comité. Les quatre premiers critères totalisent 100 points ; l'avis du comité peut ensuite augmenter ou baisser la note de 10 points au plus, selon le jugement de l'analyste et l'analyse du comité.

Avis du comité de sélection (jusqu'à 10 points en plus ou en moins)

Le comité de sélection, composé d'au moins trois analystes financiers, examine la fiche d'analyse du projet : présentation de l'entreprise et de ses dirigeants, secteur, objet du financement, bilan, compte de résultat, prévisionnel, trésorerie, endettement (y compris les engagements hors bilan et le crédit-bail, retraités), facteurs de risque et sûretés. Selon le jugement de l'analyste et sa propre analyse, il peut augmenter ou baisser la note de 10 points au plus. Aucun projet n'est mis en ligne sans sa validation.

Projets non notés

Aucune note n'est attribuée aux investissements en actions ni en obligations convertibles. Pour les actions, la plateforme contrôle la valorisation à l'aide d'une fiche de valorisation interne.

Revue de la méthode

Les grilles sont communes à tous les projets. Elles peuvent être ajustées par le responsable des risques selon le contexte économique et la politique de risque. Toute modification est signalée sur cette page. Dernière mise à jour de la méthode : 1er janvier 2026.

Investir et suivre ses investissements

FICI, réservation, délai de réflexion, suivi et remboursements
La fiche d'informations clés sur l'investissement (FICI)

Pour chaque projet, une FICI présente le porteur de projet, l'offre, les principaux risques, les frais et vos droits. Elle est téléchargeable librement sur la page du projet, avant tout investissement. Elle n'a été ni vérifiée ni approuvée par l'AMF ou l'ESMA ; le porteur de projet est responsable de son contenu.

Délai de réflexion de 4 jours

Investisseur non averti, vous pouvez révoquer votre offre d'investissement pendant 4 jours calendaires, sans justification ni pénalité, depuis « Mon portefeuille » › « Annuler ». Pendant ce délai, les fonds ne sont pas transférés au porteur de projet.

Quels sont les prérequis pour investir ?

Vous devez avoir créé votre compte, fait valider votre identité (KYC) et, si vous êtes investisseur non averti, complété le test de connaissances et la simulation de votre capacité à supporter des pertes (voir Votre profil).

Comment fonctionnent les intentions d'investissement ?

Les projets sont publiés en pré-collecte, en général pendant une semaine, de façon simultanée pour tous les inscrits. Vous pouvez y enregistrer une intention d'investissement : une réservation qui vous laisse le temps d'analyser le projet, de poser vos questions et d'alimenter votre compte.

À l'ouverture de la collecte, un e-mail vous invite à finaliser votre investissement. La réservation est valable 48 heures après l'ouverture de la collecte ; passé ce délai, elle est annulée et le montant redevient disponible pour les autres investisseurs. Vous pouvez annuler une intention à tout moment depuis votre tableau de bord.

Comment sont déterminés le montant, la durée et le seuil de succès ?

L'entreprise indique le montant et la durée souhaités. Nos analystes étudient sa capacité de remboursement : si elle est suffisante, l'offre reprend la demande ; sinon, une proposition alternative est faite (montant réduit ou durée allongée). Si la capacité de remboursement reste insuffisante, le projet n'est pas financé en dette. Le seuil de succès est fixé avec chaque entreprise : il permet de valider la collecte même si l'objectif n'est pas entièrement atteint.

Que se passe-t-il si le seuil de succès n'est pas atteint ?

Toutes les sommes réservées pour ce projet redeviennent disponibles sur le compte des investisseurs concernés.

Comment est déterminé le taux d'intérêt ?

Le taux est fixé par la plateforme à partir de la note du projet, issue d'une analyse financière, sectorielle et de l'équipe de direction, et d'une grille de taux interne revue périodiquement. La méthode est détaillée dans la rubrique Notre méthode de notation. La plage cible est de 6 à 12 % par an ; le taux moyen pondéré des prêts financés est publié sur la page Indicateurs de performance.

Nous fixons nous-mêmes les taux, car tous les investisseurs d'un même projet doivent être rémunérés sur la même base pour un même niveau de risque.

Comment suivre mes investissements ?

Votre tableau de bord affiche en temps réel le solde de votre compte et une synthèse de vos opérations. La section « Mes indicateurs d'activité » présente le capital et les intérêts bruts. La sous-rubrique « Mon portefeuille » de « Mes opérations » détaille chaque investissement : montant investi, convention, progression du remboursement, capital remboursé et restant dû, intérêts restant dus, durée et taux.

Pourquoi réinvestir mes remboursements ?

La diversification limite le risque de perte en capital. Réinvestir vos remboursements dans de nouveaux projets vous permet de répartir votre risque sur un plus grand nombre d'entreprises.

Quelle différence avec un livret d'épargne ?

Contrairement à un livret, les sommes investies ne sont pas disponibles à tout moment, le capital n'est pas garanti et vous pouvez perdre tout ou partie de votre investissement. En contrepartie de ces risques, la rémunération visée est potentiellement plus élevée, sans aucune garantie.

Que se passe-t-il si l'entreprise est en retard de paiement ?

La plateforme contacte l'émetteur pour régulariser la situation. Au-delà de 15 jours de retard, des intérêts de retard s'appliquent automatiquement. En cas de difficulté persistante, la plateforme engage les démarches de recouvrement et, le cas échéant, la mise en jeu des sûretés.

L'émetteur peut-il rembourser par anticipation ?

Oui, sans frais. Ce remboursement anticipé peut réduire le rendement que vous attendiez.

Coûts et frais

Ce que vous payez, et comment la plateforme est rémunérée
Qui paieType d'investissementFrais
InvestisseurOuverture et tenue de compte, dépôts, retraitsAucun frais
InvestisseurPrêts, obligations, titres participatifsAucun frais : vous percevez la totalité des remboursements prévus à l'échéancier, nets de la fiscalité prélevée à la source
InvestisseurActionsÀ la souscription : frais d'investissement de 5 % HT du montant investi.
À la cession : 10 % des gains réalisés depuis la souscription (dividendes perçus et plus-value de cession), facturés le jour de la cession.
Porteur de projetTous financementsCommission de la plateforme prélevée sur les fonds levés : entre 4 % et 7 % du montant collecté, et le cas échéant frais de dossier et de suivi

La plateforme est rémunérée principalement par la commission facturée au porteur de projet. Cette commission ne dépend pas du taux servi aux investisseurs. Le détail des frais propres à chaque projet figure dans sa fiche d'informations clés. La gestion des conflits d'intérêts liés à ce mode de rémunération est décrite dans notre politique de conflits d'intérêts.

Risques et garanties

Les risques à connaître avant d'investir dans des sociétés non cotées
Risque de perte en capital et d'illiquidité

L'investissement en financement participatif présente un risque important de perte partielle ou totale du capital, ainsi qu'un risque d'illiquidité. En cas de difficultés financières, l'émetteur peut cesser de payer ses échéances.

Nos services ne sont pas couverts par le système de garantie des dépôts établi par la directive 2014/49/UE. Les valeurs mobilières et instruments admis à des fins de financement participatif acquis via la plateforme ne sont pas couverts par le système d'indemnisation des investisseurs établi par la directive 97/9/CE.

Pour limiter ce risque, diversifiez vos investissements : le risque zéro n'existe pas.

Quels sont les risques liés à l'investissement dans des sociétés non cotées ?

Risques propres à l'émetteur

  • Situation financière : avant la collecte, nos analystes vérifient si l'émetteur dispose d'un fonds de roulement suffisant pour faire face à ses obligations et à ses besoins de trésorerie pendant la durée de remboursement (dette) ou de détention (actions).
  • Activité : étude du secteur et de ses facteurs clés de succès, du risque conjoncturel ou structurel du marché, des risques juridiques et réglementaires.
  • Dépendances : dépendance à l'égard de tiers (clients, fournisseurs) et d'« hommes clés » dont dépendent le développement et la gestion de la société.

Risques liés à la nature des sociétés non cotées

  • Illiquidité : la revente des titres n'est pas garantie ; elle peut être incertaine, partielle, voire impossible. Pour les actions, une liquidité peut naître d'une réduction de capital, d'une cession à un fonds ou un industriel, ou d'une introduction en bourse. Pour les obligations, elle dépend des conditions de remboursement du contrat d'émission.
  • Perte totale ou partielle : le retour sur investissement dépend de la réussite du projet. En cas de défaillance de l'émetteur, vous pouvez perdre tout ou partie de votre investissement.

Risques spécifiques aux actions

  • Cession de contrôle : vous ne bénéficiez pas toujours d'une clause vous permettant de céder vos titres aux mêmes conditions que l'actionnaire qui céderait le contrôle.
  • Absence de valorisation : la valeur des titres non cotés repose sur des méthodes d'évaluation (flux actualisés, comparables, patrimoniale) et peut subir une décote liée à leur illiquidité.
  • Avantage fiscal : la réduction d'impôt est conditionnée à la conservation des titres pendant 5 ans et dépend de votre situation. Le non-respect de cette condition peut entraîner sa reprise.

Risques spécifiques aux titres de dette

  • défaut ou retard de paiement des intérêts ;
  • remboursement susceptible d'intervenir après celui d'autres dettes de la société (subordination) ;
  • indisponibilité des sommes jusqu'au remboursement prévu, sans possibilité de demander un remboursement anticipé ;
  • hausse des taux pendant l'investissement, avec perte d'opportunité ;
  • remboursement anticipé par l'émetteur, qui peut réduire le rendement attendu.

Cette liste n'est pas exhaustive. Les risques propres à chaque projet sont décrits dans sa fiche d'informations clés.

Quelles garanties sont prises sur les projets en dette ?

Selon les projets, la plateforme exige des sûretés pour renforcer la sécurité de l'opération :

  • caution solidaire du dirigeant ou d'une société tierce jugée suffisamment solide : le garant s'engage, en cas de défaut de l'émetteur, à payer le principal, les intérêts et, le cas échéant, les pénalités et intérêts de retard, pour toute la durée du projet ;
  • garantie à première demande ;
  • hypothèque ou nantissement, notamment sur les biens immobiliers financés ;
  • fiducie, avec ou sans dépossession, dans le cadre de financements structurés (financement d'actifs par exemple).

Une sûreté ne supprime pas le risque de perte : sa mise en jeu peut être longue et ne pas couvrir l'intégralité des sommes dues. Le niveau de sécurisation est pris en compte dans la note du projet.

Que se passe-t-il si la plateforme venait à disparaître ?

La gestion des remboursements serait reprise par notre partenaire Lemonway, établissement de paiement. Les comptes continueraient de fonctionner jusqu'au dénouement des opérations en cours. Le plan de gestion extinctive est détaillé dans la rubrique Continuité d'activité.

Taux de défaut et indicateurs de performance

Publication conforme à l'article 20 du règlement (UE) 2020/1503

Qu'est-ce qu'un défaut ?

Un prêt est considéré en défaut dès lors qu'au moins l'un des deux événements suivants se produit :

  • la plateforme juge improbable que le porteur de projet rembourse la totalité du prêt concerné, ou s'acquitte autrement des obligations de crédit liées à ce prêt, sans recourir à des mesures telles que la réalisation de la garantie ;
  • le porteur de projet accuse un retard de plus de 90 jours sur une obligation de crédit significative associée au prêt concerné.

Le taux de défaut est calculé selon deux méthodes : en proportion du capital restant dû et en proportion du nombre de projets en cours de remboursement. Il est ventilé par note (A+ à D).

Où trouver les chiffres ?

La page Indicateurs de performance présente les montants financés par secteur et par région, les taux de défaut par note sur au moins les 36 derniers mois, ainsi que les remboursements et intérêts versés. Elle est mise à jour quotidiennement.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Fiscalité

Revenus, plus-values, pertes, réductions d'impôt, non-résidents
Quelle est la fiscalité applicable aux revenus versés (intérêts et dividendes) ?

Personnes physiques

RevenusInstrumentRésident fiscal en FranceNon-résident
IntérêtsPrêtsPFU 31,4 %*Aucune retenue à la source
IntérêtsObligationsPFU 31,4 %*Aucune retenue à la source
IntérêtsTitres participatifsPFU 31,4 %*Aucune retenue à la source
Revenus d'actionsDividendesPFU 31,4 %*Retenue à la source de 12,8 %**

Personnes morales***

RevenusInstrumentSiège en FranceNon-résident
IntérêtsPrêtsISAucune retenue à la source
IntérêtsObligationsISAucune retenue à la source
IntérêtsTitres participatifsISAucune retenue à la source
Revenus d'actionsDividendesIS****Retenue à la source de 25 %**

* Prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
** Les conventions fiscales internationales peuvent prévoir un taux différent du taux légal (12,8 % pour les personnes physiques, 25 % pour les personnes morales), jusqu'à l'exonération. Contactez-nous pour un cas particulier.
*** Pour une personne morale fiscalement transparente, les revenus sont imposables entre les mains des associés selon les règles des personnes physiques.
**** En régime mère-fille (détention d'au moins 5 % du capital), l'IS est remplacé par l'imposition d'une quote-part de frais et charges de 5 % des sommes versées, réduite à 1 % en cas d'intégration fiscale (détention d'au moins 95 %).

Qui déclare mes revenus perçus via la plateforme ?

La plateforme déclare automatiquement vos revenus à l'administration fiscale : ils sont pré-remplis dans votre déclaration de revenus. Chaque année, vous pouvez télécharger dans votre espace l'imprimé fiscal unique (IFU), qui récapitule les prélèvements fiscaux et sociaux effectués sur votre compte.

Y a-t-il une fiscalité particulière sur les intérêts ?

Les intérêts de vos investissements en dette sont des « produits de placement à revenu fixe ». Comme les intérêts des livrets bancaires fiscalisés, ils sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, prélevés à la source lors du versement des intérêts (sauf dispense pour la part de 12,8 %, voir ci-dessous).

Vous pouvez opter chaque année, lors de votre déclaration de revenus, pour l'imposition au barème progressif en cochant la case prévue à cet effet.

Points de vigilance

1) Le PFU est le mode d'imposition par défaut : si le barème progressif vous est plus favorable et que vous n'optez pas, vous en perdez le bénéfice.

2) L'option pour le barème porte sur l'ensemble de vos revenus de placement : vérifiez qu'elle vous est globalement favorable.

Que signifie la dispense de prélèvement à la source ?

Si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple soumis à imposition commune), vous pouvez demander à être dispensé du prélèvement de 12,8 %, au moyen d'une attestation sur l'honneur. Seuls les 18,6 % de prélèvements sociaux sont alors prélevés.

La dispense ne vous exonère pas d'impôt : lors de votre déclaration, vous choisirez entre le barème progressif et le PFU. Dans ce dernier cas, l'administration appliquera le taux de 12,8 %, ce qui vous procure un différé de trésorerie de quelques mois.

L'attestation se signe directement en ligne depuis votre tableau de bord, dans « Mon profil » › « Mes opérations » › « Ma fiscalité » : aucun envoi par e-mail n'est nécessaire. Elle doit être signée chaque année au plus tard le 30 novembre de l'année N-1 pour s'appliquer aux intérêts perçus en année N.

Puis-je imputer mes pertes en capital sur mes revenus d'intérêts ?

Les pertes en capital subies sur les prêts peuvent être imputées sur les intérêts perçus la même année et les 5 années suivantes, dans la limite de 8 000 € par an. Les pertes sur les prêts souscrits en 2015 n'ouvrent droit à aucune déduction.

Ces pertes, assimilées à des moins-values, se déclarent sur le formulaire 2074 ou 2041 SP. Pour vous aider, votre tableau de bord propose « Mon historique d'opérations », synthèse annuelle de vos opérations, et, dans « Mon profil » › « Mes informations fiscales », l'IFU 2561 ter reprenant les éléments déjà déclarés et pré-remplis sur votre déclaration 2042.

Puis-je déduire mes investissements en capital de mon impôt sur le revenu ?

Lorsqu'un projet est éligible à une réduction d'impôt sur le revenu (ou à un autre dispositif fiscal), sa page le mentionne expressément, avec le taux applicable. La réduction porte sur les sommes investies directement dans des sociétés éligibles ; en cas de souscription indirecte, seule la quote-part réellement investie dans ces sociétés y ouvre droit. L'avantage est conditionné à la conservation des titres pendant 5 ans.

L'attestation d'investissement est téléchargeable dans « Mes opérations » › « Ma fiscalité » › « Mes attestations d'investissement ». Elle n'est pas applicable aux souscriptions via un PEA ou un PEA-PME.

Quelle est la fiscalité applicable aux plus-values ?

Investissements en direct

Les plus-values de cession d'actions sont soumises par défaut au PFU de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Vous les déclarez dans votre déclaration annuelle de revenus. Comme pour les intérêts, vous pouvez opter pour le barème progressif ; cette option porte alors sur l'ensemble de vos revenus de placement.

Investissements via un PEA ou un PEA-PME

C'est l'ancienneté du plan, et non la durée de détention des titres, qui compte :

Ancienneté du planMoins de 5 ansÀ partir de 5 ans
Imposition des gains lors d'un retraitPFU de 31,4 % + clôture obligatoire du planPrélèvements sociaux de 18,6 % + nouveaux retraits et versements possibles

Seuls les versements en numéraire sont autorisés. Le plafond est de 150 000 € pour un PEA et de 225 000 € pour un PEA-PME, avec un plafond global de 225 000 € si vous détenez les deux. Un même investissement ne peut pas cumuler les avantages fiscaux à l'entrée (investissement direct) et à la sortie (PEA).

Quelle est la fiscalité applicable aux non-résidents fiscaux ?

Les intérêts de prêts ne supportent aucune retenue à la source française. Les dividendes supportent une retenue à la source, dont le taux peut être réduit, jusqu'à l'exonération, par une convention fiscale.

Pour les plus-values sur actions :

  • participation de 25 % au plus : exonération (personnes physiques et morales) ;
  • participation de plus de 25 % : 12,8 % pour les personnes physiques, taux normal de l'IS (25 %) pour les personnes morales.

Contactez-nous pour toute situation particulière.

Quelle est la fiscalité applicable aux personnes morales ayant leur siège en France ?

Les intérêts d'obligations sont soumis à l'IS (taux réduit de 15 % jusqu'à un certain seuil de bénéfice, puis 25 %).

Pour les plus-values sur actions, tout dépend :

  • de la durée de détention : moins de 2 ans, taux d'IS de droit commun ; plus de 2 ans, imposition plafonnée à 15 % (des régimes d'exonération peuvent s'appliquer) ;
  • du pourcentage détenu : au moins 5 % du capital pour le régime des titres de participation. Les plus-values sont alors exonérées, sous réserve d'une quote-part de frais et charges de 12 % du montant brut des plus-values, qui ne s'applique pas si l'exercice dégage une moins-value nette.
Quelle est la fiscalité des investissements en Polynésie française ?

Les intérêts versés par des émetteurs de dettes situés en Polynésie française supportent un prélèvement de 5 % au titre de la contribution de solidarité territoriale sur le revenu des capitaux mobiliers (CST-IRCM), quels que soient le lieu de résidence et la forme de l'investisseur. Ce prélèvement s'ajoute à la fiscalité française applicable.

Égalité de traitement et conflits d'intérêts

Une information et des conditions identiques pour tous les investisseurs

Même information pour tous

Ce guide, la méthode de notation, les fiches d'informations clés et les indicateurs de performance sont accessibles librement, sans inscription, et identiques quel que soit votre canal d'accès : site Les Entreprêteurs, sites dédiés exploités par la plateforme ou conseillers en gestion de patrimoine partenaires.

Même calendrier pour tous

La pré-collecte d'un projet est ouverte à tous les inscrits au même moment. Aucun investisseur, partenaire ou conseiller ne reçoit d'information sur un projet avant sa publication, ni d'information absente de la page projet.

Mêmes conditions pour tous

Pour un même projet, tous les investisseurs bénéficient du même taux, de la même durée et des mêmes garanties. Personne ne dispose d'un accès prioritaire.

L'équipe de la plateforme investit-elle dans les projets ?

Oui. Les dirigeants et salariés des Entreprêteurs peuvent investir dans les projets, aux mêmes conditions que tous les investisseurs, sans priorité d'accès ni information préalable. Leur participation est indiquée sur la page de chaque projet concerné. Leur investissement cumulé est plafonné à 10 % du montant de chaque collecte.

Comment les conflits d'intérêts sont-ils gérés ?

Les Entreprêteurs ne détient aucune participation dans les offres publiées. Conformément à l'article 8 du règlement (UE) 2020/1503, elle n'accepte pas comme porteurs de projet ses actionnaires détenant au moins 20 % du capital ou des droits de vote, ses dirigeants, ses salariés, ni les personnes qui leur sont liées par un lien de contrôle. L'analyste chargé d'un dossier ne peut pas en être l'originateur, et les personnes à l'origine d'un dossier ne votent pas au comité de sélection. Les situations sensibles, recensées dans une cartographie des risques de conflits d'intérêts, imposent un vote à l'unanimité. Le détail figure dans notre politique de gestion des conflits d'intérêts.

Continuité d'activité et réclamations

Plan de gestion extinctive, traitement des réclamations et service client
Gestion extinctive : quelle procédure en cas d'arrêt d'activité de la plateforme ?

Les incidents sont classés en trois niveaux :

Niveau d'incidentNature
Niveau 1 – indisponibilité à très court termeDifficultés financières temporaires
Niveau 2 – indisponibilité temporaireDifficultés très significatives
Niveau 3 – indisponibilité à long terme ou indéfinieInsolvabilité constatée (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire)

Les mesures de gestion extinctive s'appliquent aux incidents de niveau 3, qui impliquent la cessation définitive de l'activité. Elles sont préparées et les intervenants mis en alerte dès un incident de niveau 2.

Phase préalable

Pour assurer la continuité, la plateforme :

  • établit la liste des processus clés, transmise au prestataire de services de paiement (PSP) et revue chaque année ;
  • confie ces processus au PSP pour gérer l'activité jusqu'à l'extinction des contrats de financement ;
  • recense les relations contractuelles nécessaires, afin que le PSP puisse les reprendre directement ;
  • analyse les contraintes et procédures à respecter en cas de transfert d'activité ;
  • informe les clients, porteurs de projet et partenaires du transfert d'activité au PSP ;
  • respecte les règles de transfert des données personnelles ;
  • prévoit une équipe dédiée à la gestion extinctive et le paiement des fournisseurs.

Les services et processus transmis au PSP sont décrits dans le contrat de partenariat conclu entre la plateforme et Lemonway.

Phase d'action

En cas de défaillance (niveaux 2 et 3), le PSP assure :

  • une continuité d'activité en mode dégradé, avec un service client réduit (pas d'ouverture de compte, pas d'étude de nouveaux projets, arrêt de l'étude des projets en cours d'examen) ;
  • l'arrêt des collectes en cours ;
  • la résiliation des souscriptions non finalisées, selon les conditions contractuelles ;
  • le remboursement, le cas échéant, des fonds collectés pour les projets arrêtés.

En cas d'incident de niveau 3, le plan de gestion extinctive prévoit une information claire et préalable des clients, indiquant :

  • la date à partir de laquelle la plateforme n'est plus en mesure d'assurer ses activités ;
  • l'identité du PSP qui assurera la continuité, en mode dégradé, jusqu'à l'extinction des projets en cours ;
  • les droits et services qui ne pourront pas être maintenus ;
  • la possibilité de s'adresser directement au porteur de projet, dont les coordonnées figurent dans la documentation contractuelle ;
  • la nécessité de sauvegarder vos documents contractuels avant la fermeture du site, dont la date sera communiquée, avec un rappel un mois avant.

Le PSP reçoit l'ensemble des procédures lui permettant de reprendre les flux de la plateforme, et un calendrier prévisionnel de la gestion extinctive est établi.

Comment déposer une réclamation ?

Toute réclamation relative à un service de la plateforme peut être adressée selon les modalités décrites sur notre page Réclamations, qui précise les délais de traitement et les voies de recours.

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Service client
Notre service client est joignable du lundi au vendredi, de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00

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Tél. : +33 (0)1 89 62 55 20
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